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Aujourd'hui, j'ai bientôt 65 ans, ma vie a été très remplie en bons moments comme en mauvais!
Quand je fais le bilan, je ne trouve que ma famille a été très injuste avec moi, je ne suis pas une sainte,mais seulement une femme ordinaire ,une maman qui a toujours fait passer ces enfants avant tout même si mon fils depuis 18 ans m'ignore, je lui pardonne d'avoir écouté une version faussée de moi, connaissant les personnes qui lui ont raconté ce qu' elles avaient envi. J' ai subit cette façon de faire, et j'ai mis beaucoup de temps à démêler le vrai du faux, bien qu'à plus de 40 ans j'avais compris que l'on m'avait manipulé ,mais toi mon fils tu n'a pas encore ouvert les yeux , et tu ne comprends pas le mal qui me déchire chaque jour de ne plus te voir , de ne pas connaitre mes petits enfants , que tu penses que j'ai été méchante,non je me suis préservée ainsi que j'ai éloigné tes soeurs, de toute cette haine gratuite et malsaine, je sais que l'alcool est une cause majeure de ce problème familial mais ils savent comme tous alcooliques cacher leur vice, oui j'accuse et n'excuse pas car une mère doit être auprès de ses enfants essayer de comprendre, mais pas de traiter son enfant de tous les noms , et de dire à ses petits enfants qu'elle préferait voir leur mère morte , je n'ai pas tué ni volé, j'ai divorcé 2 fois est-ce une tare ?
"La vie ne se compte pas en respirations, mais par les moments qui t’ont coupé le souffle"
"Il arrive parfois que deux êtres aient cette impression de se retrouver sur le chemin de la Vie. Comme s'ils n'avaient été jusque là que provisoirement séparés. Comme si l'un et l'autre s'attendaient"
Ce trouvait salie , traitée comme une traînée , ne pas pouvoir s'expliquer, car vos parents vous raccrochent au nez .
Savoir qu'ils ont plaidé contre moi en justice pour un divorce qui ne les concernait pas puisqu'ils n'avaient pas ma version des faits ils n'avaient que la version d'un être qui s'était promis si je le quittais de me séparer de mes enfants comme il a agit avec sa première épouse .
Ce sont des moments qui marquent dans une vie, quand vous vous battez depuis des années, pour réussir votre vie et surtout celle de vos enfants .
Un premier mari que j'ai épousé un peu contrainte et forcé.
un second que j'ai laissé car l'alcool était plus fort que notre raison de vivre heureux, sans oublier les cartes postales envoyées en douce aux serveuses de bar!
j'ai été jugé et mise au piloris par ma famille parce que je suis partie
peut-être maladroitement je le concède , mais quand j' ai décidé
de partir je pouvais le faire la tête haute car il n'était pas trompé , je lui ai annoncé que je le quittais , mais d'attendre que les enfants soient absents pour discuter....
Il a ouvert la porte de la salle et a crié à mes deux filles votre salope de mère me quitte,
je ne voulais pas ça je voulais partir, oui car un échec cuisant 1 fois c'est dur mais 2 ce n'est pas possible
Mais il ne l'a pas entendu de cette oreille il est vrai que nous étions mariés début Juin et que fin juin ,je tournais la page, pourquoi, bien complexe à expliquer ,mais je vais essayer d'être le plus objective possible:
Nul ne rencontre deux fois l'idéal. Combien peu le rencontre même une fois
Je me suis mariée une première en Avril 1968
Ce n'était pas le grand Amour pour moi, car j'avais connu le grand Amour à 20 ans , et rien ne pouvais me le faire oublier, mais la sévérité et la rigidité de l'éducation fait que l'on abdique , quand on culpabilise.Je n'avais pas d'arguments à opposer , car j'avais la peur au ventre de mes géniteurs surtout ma mère.
j'ai connu mon mari dans les années 64 à une colonie de vacances que je faisais chaque année depuis l'age de 12 ans,
j'ai été simple colon ensuite monitrice et directrice de cette colonie , qui a fermé en 1970.
Au départ il avait été invité à une fête organisée par nos soins pour les gens du village ,
nous avons dansé un peu ce soir là l'ambiance aidant il m'a demandé si je voulais aller au cinéma le lendemain soir.
Pas emballée par lui mais vu son insistance et le film je lui ai répondu peut -être,
mais il me faut l'autorisation de mes parents j'avais 19 ans ....
Le lendemain j'en discute avec ma mère ,qui me répond, oui peut -être mais il doit venir faire sa demande lui-même , je lui rétorque que c'est le fils du Maire et non un inconnu ou un voyou, c'est ainsi ou pas de cinéma me répond-elle!
Dans l'après -midi nous descendons au bord de Seine faire une promenade avec mon équipe de 10 filles entre 12 et 14 ans, et nous rencontrons bien sur les garçons du village dont celui qui m'avait demandé d'aller au cinéma .
Il me refait sa demande , je lui explique la réponse maternelle, et à mon grand étonnement il me
répond "qu'il va monter dans la soirée demander son consentement".
Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose, même celles que nous perdons.
Je me souviens pas du film, mais de la salle ses fêtes , avec des chaises en bois qui faisaient un bruit d'enfer dés que nous bougions, il y avait tous les jeunes du village que je commençais à connaitre de vu, ou de nom , c'était une ambiance bonne enfant , dès la fin du film nous sommes restés quelques uns, à bavarder et ensuite ils m'ont raccompagnés à la colonie.
Nous étions en fin de séjour donc je n'ai revu personne .
La vie pour moi à continuer j'avais gardé le contact avec certaines jeunes filles qui étaient dans mon équipe comme Brigitte ,O' linda, et quelques autres car je faisais partie de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) et nous avions chaque jeudi des réunions au patronage.
O'Linda
Je sais qu'il a envoyé quelques cartes postales à Brigitte.
En dehors de cela je travaillais depuis ma sortie du collège dans une teinturerie en bas de la rue Jeanne d'Arc à Rouen, j'aimais mon métier et mes collègues , ensuite mon patron a juger bon de me placer dans son autre teinturerie non loin de la place du vieux marché "horizon89"
là je me suis sentie bien libre et heureuse j'avais 2 collègues une dame de 40 ans que je trouvais très jolie et une dame d'une cinquantaine d'année qui me protégeait, jusqu'à me défendre lorsqu'un homme malsain me suivait chaque matin, je me suis confiée à elle, chose que je n'ai pas su faire avec ma mère.
Madame Verneuil et sa Soeur
ce sont des personnes qui m'ont guidés dans ma jeunesse et qui avaient compris que j'étais timide et timorée elles m'ont aidés à m'affranchir doucement en m'envoyant chercher des choses que j'appréhendais de faire , de répondre au téléphone de m'occuper des clients qui me mettaient mal à l'aise ce n'était pas facile mais cela contribué à mon éducation et à mon avenir.
Si vous lisez ceci mesdames Verneuil et Duval un grand merci.
Chacune de nos pensées crée notre avenir.
Je me souviens de ma vie de jeune fille avant d'avoir rencontré le père de mes enfants, bien que timide est réservée j'étais coquette avec les garçons , je savais inconsciemment que je plaisais même si je me trouvais toujours en dessous des autres, maladroite, mal habillée, pas assez de conversation, mais j'avais ce besoin de plaire, de me sentir apprécier pour cela il est vrai que des flirts j'en ai eu quelques uns, mais cela se limitait à quelques baisers volés car me sorties et mes horaires étaient très contrôlés, et de plus je savais et connaissais les limites à ne pas dépasser c'était la loi de notre génération sinon nous étions des filles perdues.
La première fois qu'un garçon m'a embrassé , j'avais 16 ans je l'ai rencontré aux Nouvelles Galeries à Rouen, j'allais acheté des fournitures scolaire et ce garçon m'a regardé avec insistance, en se croisant sur l'escalator, il m'a rattrapé avant la sortie en me demandant si je voulais faire quelques pas avec lui, j'ai accepté , et le premier baiser bien maladroit était fait , mais je pouvais dire à mes camarades que je n'étais plus "une oie blanche ", que nous étions sottes, mais il faut bien que jeunesse ce passe!
Ensuite un autre béguin il s'appelait Jean Pierre D... je me souviens de ses ongles longs et manucurés comme ceux d'une fille de son pull jaune poussin en angora, un garçon d'aspect extérieur doux mais je pense qu'il cachait son jeu , quand j'ai rompu il m'a envoyé une lettre cinglante, que je n'ai d'ailleurs pas lu en entier.
nous sortions du collège ensemble mais je n'avais que quelques minutes à lui accorder alors les jeudis de repos j'allais promener mon petit frère qui avait 16 ans de moins que moi et Jean Pierre m'accompagnait au jardin des plantes, ou nous nous promenions en amoureux .
Mais cela n' a pas duré car j'avais un coeur d'artichaut, il aurait fallu que tous les garçons soient à mes pieds et pour ça je ne devais pas m'attacher à un seul , alors je jouais les allumeuses, il y a eu Dominique R...que j'adulais mais je n'osais pas sortir du collège avec lui car je ne me sentais pas assez bien pour lui, il y avait Daniel L.. en terminal que je dévorais des yeux , je le pensais inaccessible pour moi, également Alain C... avec qui je suis sorti une seule fois car pour lui une fille devait tout accepter et ne pas se contenter de baisers....
Un seul que j'aimais beaucoup qui était mon copain de coeur Philippe L... avec lui pas de flirt des sorties en copains, il m'a beaucoup aidé moralement, je lui posé des questions très intimes il me répondait naturellement sans ambiguïté et me conseillait dans ma façon d'être par rapport aux garçons, je me suis calmée...
je me suis inscrite au baskett, et je suis restée plus avec mes camarades filles , les 4 mousquetaires
Claudine B..., Odile H.... Nicole H.....de la section Apprêteuse Visiteuse en teinturerie.Plus nos comparses de technologie
Annick S..., Mireille L..., Chantal P... Marcelle C... Danièle C...
Le 28 Juin 1961
Chantal,Annick,Mireille,et moi-même.
Nicole H et sa maman en 1961
Nous les filles en 1961
Moi même, , Mireille, Annick, Claudine.
En Juin 1962
Nicole, Odile, Claudine et moi-même.
les mêmes ont enlève seulement Nicole pour mettre Danièle
Aux 4 de la photo nous rajoutons Marcelle.Que de bons souvenirs !
Quoique ma vie évolue constamment il n'existe ni début ni fin!
Que de souvenirs pendant ces 3 années au collège, de bons professeurs comme notre professeur de français et d'histoire/géographie Melle T...qui nous a appris beaucoup
qui savait tenir sa classe ces cours étaient passionnant, elle nous a quitté pour ce marier et habiter la Corse jusqu'à 22 ans je lui ai envoyé mes voeux, ensuite j'ai égaré ses coordonnés.
Dans la catégorie bon prof il y avait notre directrice Mme Q...
Math ,chimie, physique...notre prof de math les 2 premières années, ainsi que notre prof de dessin et de musique qui nous a quitté prématurément..
Notre professeur de couture un peu "pète sec"mais qui nous donnait le goût de faire de belles choses même si ce n'était qu'une option.
Nous avons eu les profs à chahuter, Mr D...prof de math dans notre dernière année, il n'avait aucune autorité et nous avions du mal à suivre ces cours en plus il avait ses préférences au niveau des filles, les moqueries , les sottises, nous étions très fortes dans ce domaine.
Pour nous les Apprêteuses visiteuses en teinturerie nous avions un prof qui nous apprenait notre métier, le repassage, le détachage..Une demoiselle D.. que nous appelions méchamment la vieille fille, notre jeunesse faisait que nous nous moquions d'elle car il est vrai que sa toilette manquait d'élégance, qu'elle faisait âgée, qu'elle n'avait aucun humour, ,ni autorité sauf aller pleurer au bureau de la directrice dès que nous chahutions, j'avoue que j'étais la première à l'ennuyer et à faire le pitre.
Je me cachais dans les placards pendant son absence et dès qu'elle arrivait , cette demoiselle demandait ou j'étais et là je sortais la tête du placard comme un diable dans une boite en faisant "coucou" alors bien sûr mes camarades riaient.
Une fois j'avais recommençait ce genre de pitrerie, la demoiselle en a eu assez elle a mis un zéro à toutes et elle est partie voir la directrice, trouvant illogique que mes camarades aient pour mes bêtises un zéro donc j'ai rajouté un 1 devant chaque zéro sauf au mien.
Quand la demoiselle est revenue bien sûr elle a remarquée ce que j'avais fait, je me suis dénoncée,mais là pas d'excuses ,le conseil de discipline avec 1 journée de mise à pieds, heureusement que j'étais une bonne élève ce qui a permis que je réintègre vite mon collège, avec une bonne leçon de moral de la part de ma directrice qui m'a fait comprendre l'importance de mes actes.Mais la demoiselle ne m'a fait aucun cadeau pendant les 6 mois qu'ils me restaient à effectuer, elle se vengeait savamment sachant que je voulais mon CAP et qu'il n'était pas question que je recommence mes bêtises, elle me titillait chaque jour en me donnant le repassage le plus compliqué les tâches les plus ardues à enlever, les tissus les plus fragiles et me répétait sans cesse que je n'aurais pas mon diplôme, c'était dur de tenir ma langue et d'être sage dans ces conditions,la dernière semaine je me suis absentée car je ne pouvais plus supporter cette personne.
J'ai passé mon examen au Havre et je l'ai obtenu avec mention, alors là j'étais pleine de joie , car ma ténacité et ma persévérance avaient payé, oublié les sottises.
J'avoue que ces deux profs que nous chahutions, on contribué à ma façon de gérer une équipe, ne pas faire les mêmes erreurs et se faire respecter.
Je me réjouis de savoir que je suis le maître de mon esprit.A la sortie du collège j'ai trouvé très vite un emploi, en septembre j'avais mon poste comme repasseuse aux teintureries Chazalon "Illico" à 2 pas du théâtre des Arts à Rouen "Horizon 81"
Il est vrai quand 1962 nous ne connaissions pas le chômage.
Au début j'étais au travail de presse surtout pantalon, j'aimais mon travail et je l'effectuait dans le calme et la bonne humeur, ensuite j'ai trouvé cela lassant j'ai demandé d'être à la chemiserie l'employée étant à ce poste ayant donné sa démission.
Travail plus ingrat car les chemises doivent être blanchies bien sur si elle sont blanches (les messieurs de ces années portaient des chemises blanches a poignets mousquetaire
et très empesée) c'était à l'époque un travail physique et méticuleux la chemise devait arrivée au magasin pliée comme si elle sortait de la boutique d'achat emballée sous cellophane c'était tout un art.La chemise était mouillée dés qu'elle arrivait à la presse pour que l'empesage soit bien rigide, ensuite fallait passer le col et les poignées sous une petite presse,mais quelquefois la température de cette presse était capricieuse, trop froide le vêtement collait à la machine, trop chaude il jaunissait, plusieurs fois je me suis disputée avec l'intendant aux machines, quand il en avait assez de mes jérémiades il me disait" tu ne sais pas travailler et tu t'en prends à la machine"
je savais que c'était taquin mais je n'aimais pas ces réflexions.
Car hormis les poignets et le col il fallait passer le reste de la chemise à la grande presse pendant que 2 poignets et un col étaient sous la petite presse pas de perte de temps, ensuite il fallait mettre la chemise sur la plieuse et là au début vous galérez car c'est vraiment tout un art pour mettre les épingles aux bons endroits, de plier et une fois que celle-ci était pliée il fallait la mettre sous emballage, combien de fois l'emballage fini la chemise rangée sur les étagères me suis-je posée la question est-ce que le client sera satisfait, mon sens de la perfection me faisait toujours douter de moi.Nous avions,des dates de livraison à respecter et si le client venait que nous n'avions pas fini il fallait finir devant lui, et nous recevions une clientèle courtoise mais aussi une clientèle qui n'avait rien à faire du petit personnel.
quelques mois après mon patron m'a envoyé dans son autre magasin non loin de la place du vieux marché à Rouen.Nous avons presque tous de fausses images de nous-même,ainsi que de très nombreuses conceptions rigides sur la vie.
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