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pêle mêle à l'école

 

 

 

 

Moi en 1951 année de la rentrée en primaire

Ecole Marie Curie au Grand Quevilly

Souvenir de cette première année de classe mon institutrice Mme P.....

qui m' a mise une seule fois au coin , parce que j' avais applaudi au moment ou elle parlait d' un événement qui me plaisait , autrement j'étais studieuse en classe dans les meilleures éléves, sauf que la récréation était un enfer car je ne savais pas me lier et avoir  des amies , je me trouvais toujours inintéressante, je  ne savais jamais de quoi parler, j'étais peureuse , je n'osait pas aller aux cabinets à la turc , car il y avait le trou et aussi ce n'était qu'une porte,  si on se baissait on nous voyez en bas et les grandes sur la pointe des pieds nous regardaient et j'ai souvent souillé ma culotte par peur et cela à duré de nombreuses années , et ma mère au lieu d'essayer de me comprendre me disait que j'étais sale.

Quand il y avait de la famille à la maison j'avais le droit à cette honte,mais cette honte ne m'empêcher pas la peur des toilettes et si j'avais une camarade pour parler je n'osais m'éloigner car j'avais la crainte qu'elle se tourne vers une autre amie et qu'elle me parle plus, que se passait-il dans ma tête car je n'aimais pas être sale ,j'avais en plus cette honte de sentir l'urine ,alors encore seule toujours seule.

Pourtant j'aimais l'école, bien que souvent malade jusqu'à 11 ans, j'arrivais toujours à rattraper mes 

cours est être dans la bonne moyenne.

Je me souviens de quelques institutrices,

-Melle L...que j'ai eu l'année de mon certificat d'étude , Oh  j'étais loin d'être son élève préférée,

à l'époque c'était une une institutrice très moderne , elle s'habillait court, même très court,elle portait des bas à motifs fantaisies, des coiffures qui sortaient de l'ordinaire ,elle était jeune , belle ,  à part son favoritisme flagrant une bonne maitresse d'école.

j'ai passé mon certificat d'étude en sortant 8 ème du canton sur 800 élèves c'était un bon score, et je n'avais pas de  sport en matière

 heureusement car j'aurais perdu des points, je suis nulle en sport.

La semaine précédent les épreuves de sport nous avons été en forêt avec  ma famille et je me suis blessée  au pied avec des fougères sèches, je ne me suis pas rendu compte  que quelques débris étaient restés dans la plaie et bien sur fièvre , pas pouvoir marcher , donc je me suis présentée ainsi aux épreuves mon institutrice me voyant dans cet état m' a dispensé de sport, cela m'arrangeait bien, sauf qu'ensuite il a fallu voir le médecin , pas une sinécure , enlever à vif les morceaux  de bois , il faut serrer les dents, recoudre et espérer que tout est bien parti, quelques médicaments et le tour est joué .

Chez nous on ne pleure pas et on ne se plaint pas c'est ainsi !

l'année d'avant mon certificat d'étude j'étais en seconde avec Mme J..., mon père l'avait eu comme institutrice il m'a dit que j'allais en baver car elle était très sévère, n'admettait aucune erreur, il est vrai que présenter ainsi il y avait de quoi avoir peur , sachant de plus que je passait de la 4 ème  à la seconde , car la troisième que je n'ai pas pu redoubler, cause imcompatibilité avec  l'institutrice et moi-même.

Au lieu de redoubler je suis redescendue d'une classe, dur pour le moral et les camarades qui grandissent et moi chez les petits , mais un grand avantage , je n'étais pas nulle car je suis sortie avec le prix d'excellence en fin d'année scolaire, c'était bien une incompatibilité d'humeur avec l'instit de 3ème

Donc grand départ en seconde , plus de peur que de mal car si cette dame n'était guère souriante ,

c'était une institutrice, juste et qui connaissait son métier et ses élèves, elle n'avait aucun favoritisme.

Grâce à ceci je suis sortie en fin d'année avec le prix d'honneur.

La remise des prix chaque fin d'année c'était une grande fête, surtout pour les bons éléments , car nous avions Monsieur le Maire à l'époque Monsieur Tony Larue et ses conseillers qui nous remettez les prix , Mr le Maire ne faisait que la remise au prix d'honneur et d'excellence et nous montions devant tous les parents et nos camarades sur l'estrade ou l'équipe de la mairie nous attendait , ou nous regardait passé , selon notre classement.

Nos livres étaient beaux et les premières de classe avaient des livres enrubannés.

Nous étions toutes aussi très coquettes ce jour là.

La seule année ou je ne suis pas montée sur l'estrade c'est l'année de ma 3 ème .

L'année du certificat d'étude, je n'étais que dans les 10 premières, mais j'ai reçu le prix du canton car 8 ème  du canton je reçue , le dictionnaire Larousse sans compter les prix spéciaux en histoire et géographie, mes bras n'étaient pas assez grand pour tout porter mais quelle fierté.

J' ai une pensée aussi pour notre directrice d'école Mme W....

Qui un jour m'a fait très peur , elle est venu me chercher dans ma classe et en descendant, elle me demande si mon papa était très malade, je lui répond non , là elle me dit qu'un grand malheur est arrivé

et que mon papa n'est plus de ce monde je n'ai pas compris j'ai cru que la terre allait s'effondrer sous mes pieds , et de loin j'ai vu ma mère en  larmes, j'ai couru vers elle et je me souviens lui avoir dit d'un ton doctoral " pourquoi tu ne m'as dit que papa était malade "? elle m'a regardé et m'a répondu que racontes-tu ce n'est pas ton père qui est parti mais ton grand- père, je lui  ai donc raconté la méprise, car malgré le chagrin que j'avais de perdre mon Grand-père je trouvais cette douleur  plus acceptable, cela faisait des années qu'il était souffrant et que nous avions à peine le droit de le voir car il avait la tuberculose

 

Mon grand- père gendarme un homme sévère , droit, juste. Je faisais des jeux avec lui en simulant des  bagarres,

avec lui c'est un souvenir inoubliable avec ses grandes jambes et ses grands bras je n'avais pas le dessus mais le plaisir de jouer et de rire.

Il était collectionneur de pièces de monnaie et d'armes anciennes,

j'aimais quand il m'expliquer le maniement des armes , il était passionné.

J'aimais l'école pour ce qu'elle m'apportait car je suis restée très sauvage tout le temps de ma scolarité , j'avais bien sur quelques camarades, Marguerite sa cousine Rose-marie, Danielle , qui avait perdu sa maman ,Colette qui habitait non loin de chez moi , mais la plupart du temps j'étais seule.

Nos jeux  étaient , la marelle, la corde à sauter , la balle au mur , et les osselets, le mouchoir...


 

 

l'école de mon époque:

Quelles sont les règles de vie de l'époque ?
La politesse, il faut dire bonjour et au revoir, se lever lors de l'arrivée de l'institutrice ou de la directrice
Il faut montrer ses mains et ses oreilles avant d'entrer dans la classe.

Quelles sont les matières que les maîtres enseignaient ?
Toutes les matières.

A quoi ressemblait la classe ?
La classe était composée de plusieurs rangées de 10 personnes avec des pupitres en pente qui se soulevaient pour mettre nos cahiers

Avec quoi écrivaient les enfants ?
Ils écrivaient avec des portes plumes La plume Sergent Major nous servait à apprendre à faire de jolies lettres avec des pleins et des déliés

Est ce que les filles et garçons étaient séparés ? 
Oui ils étaient séparés il y avait l'école Jean Jaurès pour les garçons et Marie Curie pour les filles.

Est ce qu'ils avaient des punitions ?
On  sortait dans le couloir, ou on allait au coin .
La maîtresse tapait sur le bout des doigts en classe.

Comment étaient- ils habillés ? 
Les filles avaient des blouses à carreaux, une jupe, des chaussettes en laine, des souliers 
Les garçons avaient des blouses grises ou noires, des chaussettes en laine, des souliers et leur coiffure et la raie sur le côté ou les cheveux en arrière .

Est ce que les maîtres donnaient des récompenses ? 
Oui, ils donnaient des récompenses.
Il y avait les bons points au bout de 10 nous avions une image. 

Les prix en fin d'année scolaire.

Est-ce qu'il y avait des transports scolaire ?
Non, il n'y avait pas de transport.
Ils étaient obligés d'aller à pied même si c'était à 10 km ou plus.

Les règles de vie étaient sévères. Les matières enseignées étaient : la géographie, l'histoire, l'éducation civique, l'arithmétique, la morale, la lecture, le chant, la récitation.
La classe était meublée de plusieurs bureaux à deux places où étaient posés dessus deux encriers. Contre le mur se trouvait un tableau noir. . Les récompenses étaient des bons points au bout de 10 nous avions une image . Dans la cour de récréation, les filles jouaient à la chandelle, à l'aiguille, au chat perché et les garçons jouaient aux billes et à chat perché.

Les maîtres étaient plus strictes. Il fallait les vouvoyer. .Le jour de repos était le jeudi et dimanche. Les filles étaient habillées avec des souliers, des chaussettes en laine, jupes avec un pull et un gilet et par dessus elles mettaient des blouses à carreaux. Les garçons étaient habillés avec des grosses chaussures  et une blouse noire.

Petit à petit nos blouses sévères ont changés , nous avons eu le droit de porter des tabliers ou blouses sans manche l'été avec manches l'hiver mais avec des fantaisies , volants ,broderies, coloris variés.

Je me souviens également du sinistre moment ou le barrage de "Malpasset"a rompu  à Fréjus, en plein hiver nous avons était toutes mises à contribution pour ramener des vivres et des vêtements , pour aider les sans abris quel élan de solidarité , nous nous sentions responsables pour ramener le meilleur, à cette époque on ne donner pas d'argent mes des couvertures des habits des denrées non périssables , nous étions fières d'aider et de participer à cet élan de la France, qui était encore sincère et inintérressé, par les organisateurs, maintenant il y a bien des leçons à prendre quand un drame arrive il ne s'agit que de gros sous , que les victimes ne voient jamais venir.

Nous nous tenions informées par la radio et en ces moments nous étions toutes amies , c'était l'année de mes 14 ans.

 LA CATASTROPHE DE MALPASSET EN 1959

Fréjus sous les eaux du barrage : en pleine soirée, alors qu'il faisait déjà nuit, une vague de 40 mètres de haut déferla dans toute la vallée en aval de Malpasset, jusqu'à la ville de Fréjus.


La plaine ravagée après la catastrophe.


 "De tous les ouvrages construits de main d'homme, les barrages sont les plus meurtriers".

A Fréjus et tout au long de la vallée en aval de Malpasset, lorsque les eaux se retirèrent, les sauveteurs découvrirent le lendemain matin un spectacle de désolation. 423 morts edisparus, tel est le triste bilan de la catastrophe de Fréjus, après la rupture du barrage de Malpasset.

Dans notre vie il y avait le catéchisme aussi , bien présent chaque jeudi après-midi, nous devions aller au patronage , c'était une grande cour ,de chaque côté des petits bâtiments , dont un ou une salle nous était réservée pour les cours et en face la salle de cinéma ou le prêtre nous faisait défilé un film de Tintin en noir et blanc et muet nous entendions que le défilement de la bobine.

l'année de mes 11 ans c'était la communion, et là nous étions au secret toutes nos réunions étaient au presbytère de Grand-Quevilly , 3 jours avant nous nous confessions et interdiction de faire des péchés, à cette période bien que je ne sois pas difficile je crois que je méritais l'auréole car je respectais tout, même la messe qu'il m'est arrivée de ne pas aller quand j'arrivée un peu en retard j'avais honte de traverser l'église alors je me cachais est j'attendais que la messe se termine pour retourner à la maison, je n'étais pas fière de ma décision, mais ma timidité et mes complexes avaient raison de moi.

 

 

Au loin l'église de Grand-Quevilly

L'église St  Pierre à l'époque actuelle

 

Le jour de ma communion grand jour, vêtu d'une jolie robe en mousseline , le voile l'aumônière l'un des plus beau jour de notre vie.

 

Moi-même en premier

 

Ma Marraine, mon oncle en marin, mon père à coté de mon oncle,ensuite ma grand-tante ma grand-mère  maternelle, ma  mère

devant en premier mon frère et ma soeur, derrière sont mes oncles et tantes ainsi que mon parrain

 

Le passage devant les familles en haut et toute ma famille en bas.

Oui je me souviens c'était une belle journée, j'étais la reine du jour , en revenant de l'église avec toute la famille, j'ai vu sur le banc devant la porte la seule personne qui n'assistait pas à la messe mon Grand-Père 

maternelle  il  avait fait à pieds les 2 km malgré sa grave maladie pour venir seulement m'embrasser, il est reparti aussi vite mais il est venu pour me quitter à tout jamais quelques mois plus tard.

Ma mère nous avez fait un festin je me souviens de ses paupiettes de veau en forme de tortue,de la pièce montée et aussi le premier verre de vin obligatoire dans notre famille le jour de sa communion.

Le repas était parfait l'ambiance aussi avec des chants et des histoires , que je pouvais désormais entendre , bien que la signification sous-jacente je ne l'ai pas comprise de sitôt car sur les choses frivoles je n'était pas très évoluée.

Après bien sur il fallait participer aux vêpres et après un bon repas bien arrosé et la gaité peut de candidat , c'est ma Marraine désignait d'office qui vint avec moi.

J'ai reçu quelques cadeaux ,ce dont je me souvient le plus c'est du billet de 5 francs offert par un de mes grand-oncle une somme pareil je ne l'avais jamais vu dans mes mains c'était énorme pour moi.



Mais le souvenir de ce billet est cuisant, je n'avais pas d'argent de poche, et donc pas le droit d'acheter des bonbons comme mes camarades ,mais quelques unes m'en offraient et j'étais gênée de ne pas pouvoir rendre la pareil.

Alors j'ai pris le billet  et je suis allée à la boulangerie, pour acheter avec cet argent tous les bonbons que je pouvais, après distribution à la clé et là j'avais plein d'amies.

Mais le grand hic c'est que quelques jours après, ma mère m'a demandé cet argent pour boucler un trou dans le budget, quand je lui avoué que je ne l'avait plus et le pourquoi ! j'ai pris une volée que je n'ai pas oublié

mais si je fais le compte à ce jour c'est comme si j'avais dépensé 13.30€ de bonbon soit presque 100f.

La naissance de ma petite soeur,

J'avais un peu plus de 11 ans quand ma mère nous a annoncé à ma soeur A... et à mon frère F... que nous allions avoir un nouveau petit frère ou petite soeur, nous avons tous 3 applaudis faisant voir notre joie, mais je me souviens avoir précisé ce sera une petite soeur blonde avec des yeux bleus, quelle drôle d'idée sachant que nous avions tous 3 des yeux noirs et des cheveux très bruns, mais j'avais cette fois inébranlable "ce serait une petite soeur blonde aux bleus".

Quelques mois passérent, le matin du 6 juin 1957, mon père nous demande de ne pas descendre et de rester sage dans notre chambre le bébé allait arriver, nous sommes restés sages à l'affût du moindre bruit nouveau, mais très impatients, au bout d'un long moment nous avons entendu le bébé crier, nous voulions descendre mais l'attente fut encore longue, enfin le papa nous appelle, c'est à celui qui va se ruer vers l'escalier le premier, et elle est là cette petite soeur ce beau bébé, bien dodu, avec sa petite touffe  de cheveux clair, nous ne savons pas encore que se yeux seraient verts, mais bon je n'étais aucunement déçue car c'était une petite soeur aux cheveux clairs et aux clairs.

Un mois après je prenais mes douze ans, j'étais donc la marraine, quel honneur, j'avoue que ma responsabilité que l'on me donnait à 12 ans fut rempli dans les années qui suivirent à 100%, car je l'ai élevé et aimé cet enfant comme une mère, combien de fois  elle m'a appelé "Maman", car ma mére se reposait sur moi pour s'occuper des enfants surtout de la dernière et faire le mènage, j'étais "Cendrillon", queques part je me complaisait dans ce rôle, je croyais que mes parents m'en aimaient que plus, bien malheureusement ce n'était pas le cas alors je redoublais d'ardeur aux tâches quotidiennes, et m'occupais de ma petite soeur, qui était le soleil de ma vie, des heures entières à la bercer, des soirèes à lui raconter des histoires ou chanter des chansons , à l'amuser, lui apprendre à parler car elle avait un peu de difficultés. A marcher, à être propre , plus tard se fut ses devoirs  résoudre ses problémes scolaires, quand je fut mariée elle venait  régulièrement en vacances pour la protèger de ma mère qui était toujours éxigente et méchante, quand elle eu 18 ans elle ne savait pas qu'elle voie prendre pour ses études et son futur emploi, je l'ai encore guidée vers son métier d'institutrice, et quand des années plus tard elle a eu un problème sérieux dans son couple j'étais là.

Malheureusement je viens de tomber gravement malade j'aurais aimé qu'elle soit près de moi, mais nous nous sommes pas comprises et je partirais avec ce grand  vide.


                          




 







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