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Voici une partie de la Bataille des Ardenne Française (08), cela se passe à BAZEILLES .
ce récit est une pensée pour nous soldats qui défendirent le village de Bazeilles et que j'ai voulu retransmettre avec les articles vus un peu partout.
Le conflit Franco-Allemand de 1870-1871
la guerre Impériale.
en juillet 1970, l'empereur des Français, qui s'oppose à l'avènement d'un prince prussien au trône d'Espagne vacant, a obtenu une satisfaction rapide par le désistement du prétendant de Hohenzollern. Mais Napoléon III veut plus encore: il désire que la Prusse prenne des engagements en renonçant définitivement au trône espagnol. Il est impossible pour lui de revivre la situation du XVIè siècle lorsque l'empereur Charle d'Autriche dit Charle-quint régnait de l'Espagne à l'Allemagne enserrant la France dans un étau.
L'ambassadeur de France, qui a été reçu par le roi de Prusse, prend connaissance dans les journeaux allemands manipulés par le chancelier royal Bismarck, (en photo)
d'une propossition française tenue pour intolérable et rejetée par le roi Guillaume Ier de Hohenzollern. Cette proposition blèsse la diplomatie Française.
Le 19 juillet1870, le gouvernement de l'empire français déclare la guerre au royaume de Prusse. Napoléon III prend le commandement de l'armée le 28 juillet à Metz. le 2 Août, à Mayence, Guillaume Ier se met à la tête de ses troupes auxquelles ce sont jointes celles de ses alliers Allemands. Au cours de cette campagne victorieuse, il est proclamé empereur, ou kaiser, par tous les souverains vassaux ou alliés d'Allemagne.
La France, se trouve affaiblie par ses précédentes guerres (Crimée, Italie, Mexique) avec une armée d'à peine 250 000 hommes, 43 000 chevaux, 900 canons contre une armée ennemie puissante de plus de 600 000 hommes, 70 000 chevaux, 1 500 canons, formées des troupes confédérés regroupant celle de Prusse et de vingt-deux Etats assujéttis de la confédération du nord plus celles des Etats du Sud: royaumes de Bavière, du Württemberg, du grand-duché de bade. Très aguerrie, l'armée prussienne vient de battre le Danemarck en 1864, puis l'Autriche en 1866. En outre, elle a perfectionné son armement. Les Français comptent sur leur moderne fusil Chassepot à culasse mobile et sur leurs mitralleuses Reffye.
Le premier militaire Français tué tombe le 15 juillet en Alsace: Claude Pagnier, sous-officier du 12eme chasseur à cheval, au combat contre les Dragons Vadois lors d'une rencontre de patrouille de cavalerie à Schirlenhof, dans le bas-rhin.
Le début de la guerre est une suite de défaites en Alsace que subit l'armée impériale à Wissembourg le 4 Août, à Woerth, Froeschwiller le 6 Août, ou se déroule la célèbre charge de Reischoffen. Tandis d'une armée prusienne investissant Strabourg en commence le siège, une autre passe les Vosges, entre en Lorraine ou elle gagne la bataille de forbach le 6 Août.
L'ennemi arrive devant Metz ou est repliée l'armée du Maréchal Bazaine. Les Français se défendent, livrant les batailles de Borny, Gravelotte, Saint-Privat, les 14,15,16 et 18 Août mais Bazaine, commandanr en chef, n'agit pas plus, se laisse enfermer dans Metz par 200 000 allemands qui l'encerclent et l'assiègent.
Le Maréchal Mac Mahon a rameuté son Armée au camp de Châlon, dans la Marne, d'ou, avec Napoléon III, il espère opérer pour délivrer Metz. Mais les forces ennemies la rejettent vers les Ardennes ou s'engage alors la bataille de Sedan.
Cette armée de secours, dite ((armée de Chalons)) comprend la Division d'Infanterie de Marine. Lors de la difficile progression vers Metz, elle se heurte au gros des forces allemandes et doit se replier en direction de Sedan qu'elle atteint le 31 Août. Le Général de VASSOIGNE, qui commande la division d'Infanterie de Marine dite ((La division BLEUE)), reçoit l'ordre de tenir le village de Bazeilles qui couvre les accés sud-est de Sedan.
Dand l'après-midi du 31 août au prix d'intenses combats, les Marsouins rejettent à deux reprises, les bavarois attaquent Bazeilles. Les deux armées allemandes se déploient vers le nord, celle du prince héritier de Prusse par le flanc ouest...
Le Général Ducrot qui remplace Mac-Mahon blessé, partisan de la retraite sur Maizière, ordonne le repli pour réorganiser les forces et se concentrer sur le flanc ouest. Finalement commandant en chef en place de Mac-Mahon réfute la stratégie de la retraite et ordonne de réoccuper Bazeilles.

Le Général Elis Jean de VASSOIGNE, né à Fort de Royas (Martinique) le 8/05/1813.
Le Général de VASSOIGNE ordonne à la brigade Martin des Pallières de faire demi-tour et de reprendre la position. Entrainés par leur général, les Marsouins des 2eme et 3 eme de marine chargent à la baïonnette au son du clairon. Malgré les salves nourries de l'ennemi, ils repoussent les Bavarois des 2eme et 11 eme de ligne jusqu'à la Meuse.
Dans le village la lutte fait rage, les renforts ennemis cessent d'arriver, malgre la rage des marsouins, la lutte devient inégale. Vers 16 heures, la 2eme brigade entame son repli jusqu'au cabaret Bourgerie.
Le Général de VASSOIGNE engage alors sa 1ere brigade de Marsouins. Au signal , comme la 2eme Brigade, elle se rue à l'assaut, refoulant les Bavarois à la baïonnette jusqu'au bas du village, puis l'acculant tout en faisant 300 prisonniers. Il est 17 heures le 31 Août 1870, les Marsouins sont maitres du terrain, Bazeilles est repris.
A la nuit le Général de Vassoigne confie la défense de Bazeilles au Commandant Lambert et repli l'essentiel de ses troupes sur les hauteurs de Balan et de la Moncelle.
Le Commandant Lambert-Arsène est né à (Carhaix , Finistère) en 1834
Mais si la nuit a favorisé les entreprises de l'ennemi, elle a aussi permis au commandanr Lambert de s'organiser solidement dans la parti nord du bourg. C'est lui qui organise et assume la défense de la maison Bourgerie, le 1er septembre 1870.
Les premières charges des chasseurs Bavarois sont cueillies à la baïonnette par les Marsouins. On ne se fait pas de quartier, les bléssés n'ont aucun refuge. Les compagnies Pommerelle et Guillery du 3eme de marine et Clercant du 4eme rivalisent d'héroïsme.
Pour la 3eme fois Bazeilles reste au mains de l'infanterie de Marine.
Mais pour demeurer maître de la situation, le général commandant la division se voit contraint d'engager la totalité de ses troupes. C'est alors une succession de combats de rue. A aucun moment les Marsouins ne lachent prise, fidèles à la mission reçue.
Mais le Général Ducrot, qui a succédé à Mac Mahon, prescrit la retraite sur le plateau d'Illy. Aussi vers 8 H 30, la Division Bleu évacue Bazeilles et se replie vers Givone. Survient un véritable coup de théatre, le Général Wimpfen se prévaut d'une lettre de commandement du ministre de la guerre le nommant à la tête de l'armée Française.
Général Auguste-Alexandre Ducrot ( 1817- 1882)
Fort de ce document, il enjoint de réoccuper les positions initiales. Pour la Division Bleue, il sagit de reprendre une nouvelle fois Bazeilles.
Le Général de Vassoigne lance à nouveau ses quatre régiments de Marsouins à l'assaut d'un ennemi solidement retranché dans la village. Après le premier échec, pour la quatrième fois , ils pénètrent dans Bazeilles. C'est à nouveau une lutte sans merci, au corps à corps, à l'arme blanche.
De ce geste épique, on ne peut citer tous les actes de Bravoure. A l'actif du 3eme de marine, la belle défense de la villa Beurmann, à l'entrée du chemin menant à la Moncelle, celle d'une autre maison située à l'angle des deux rues au centre deBazeilles.
En 36 heures de combat, la division d'infanterie Française de marine eut 2655 tués, bléssés ou disparus dont 100 officiers et 213 sous-officiers. Quand aux pertes Bavaroises, un ouvrage Allemand écrit: "nous avons laissé à Bazeilles, les 31 août et 1er septembre 7000 des nôtres. "....
Ce blason figure sur le monument près de la maison Bourgerie
Il comporte 3 éléments rappelant les combats de 1870
-Le village en flamme
-l'ancre de marine, en hommage aux troupes de marine dont elle est l'emblème
-La légion d'honneur décernée au village pour sa défense lors des
combats.
Le carrefour à proximité de la Maison de la Dernière Cartouche a reçu le nom:
Carrefour de la Légion d'Honneur.
Pour tous nos anciens: Au nom de Dieu Vive la Coloniale! ......
ce qui va suivre sont des faits qui viennent du CARNET DU MARSOUIN:
Général de VASSOIGNE
Après s'être couvert de gloire comme Colonel commandant le Régiment d'Infanterie de Marine durant la campagne de CHINE (1857-1860), nous retrouvons le Général de Vassoigne aux combats de BAZEILLEs comme inspecteur des Troupes de Marine et commandant la fameuse Division Bleue qui s'illustre durant la campagne de 1870.
Colonel de TRENTINIAN
Chef d'Etat-Major de la Division d'Infanterie de Marine qui combattit à Bazeilles, il est promu dans l'ordre de la Légion d'honneur par sa brillante conduite durant les combats du 31 Août et du 1 er septembre 1870.
Commandant LAMBERT
Sous-Chef d'état Major de la Division Bleue durant la Campagne de 1870 il est blessé et se réfugie à la Maison BOURGERIE (Maison de la Dernière Cartouche). Il sort le premier de la maison en disant: "s'ils me massacrent ( les Bavarois) alors vendez votre vie. Vous sortirez a la baïonnette et tâcherez de percer vers Sedan".
Capitaine BOURCHET
Le Capitaine BOURCHET commandant durant les combats de Bzeilles le 5 eme Compagnie du 3° de Marine.
Chargé par le Général de Vassoigne de vérifier si les Bavarois traversaient la Meuse à ALLICOURT, il se rend vers ce village avec son unité en manoeuvrant d'une manière exceptionnelle. Avec le Commandant LAMBERT, il se glisse à travers les roseaux jusqu'à la Meuse. Il obtient de très bons renseignements qui auraient pu changer l'issue de la bataille.
Sous Lieutenant ESCOUBET
Survivant aussi de la Maison de la Dernière Cartouche, c'est à lui qu'est revenu le triste honneur de demander aux Bavarois de cesser le combat.
Caporal NESSLER
Placé à l'extrémité de la grande rue de BAZEILLES le 1er septembre 1870, il est aperçu par son capitaine, faisant seul le coup de feu, chargeant méthodiquement son chassepot, asjustant avec assurance: il ne tire qu'à bon escient. on lui demande: "que fait tu là?-- Je tire les embusques qui, cachés la-bàs, en avant des lignes, semblent avoir pour mission de descendre les cadres."
La capitaine lui réplique: Dommage qu'on ne puisse se glisser parmis eux et les prendre par le flanc:"
NESSLER a compris, il part, se glisse dans les lignes ennemis, tue les premiers tireurs et fait fuir las autres, puis revient prendre son poste.
Sergent POITEVIN
Défenseur acharné de la Maison de la Dernière Cartouche, c'est lui qui rallume la bataille lorsque les bavarois croyaient tenir le victoire.
Caporal AUBRY
Il fait partie de la petite garnison qui tenait la Maison BOURGERIE ou il s'illustra avec le sergent POITEVIN en empêchant pendant un certain temps l'encerclement du réduit, grâce à son tir parfaitement ajusté.
Soldat TAPFKHEIT
Après que la Maison BOURGERIE se sois rendue, les Bavarois, craintifs, avant de la fouiller, déchargent leurs armes dans les caves, les escaliers. Ils montent au premier étage, quand un coup de feu part de cet endroit. Les Bavarois bondissent: un Marsouin blessé, tire encore puis dirigeant son pistolet vers sa tempe tire à nouveau et meurt au cri de " A bas les prusiens, vive les Marsouins, vive la france".
C'est le soldat TAPFKEIT, natif d'Alsace.
SOLDAT HOURDE
le sort du drapeau du 2eme de Marine qui combattit à BAZEILLES mérites d'êtres sité.
La capitulation de Sedan signée, le Colonel ALLEYRON qui commandait le 2eme n'a que de soucis de sauver son drapeau. Il fait briser la hampe et confie la soie et l'aigle à un musicien de son Régiment, le soldat HOURDE, avec mission de porter ce précieux dépôt jusqu'a BREST, et de la remettre à la portion centrale du Corps. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, en dépit d'énormes difficultés, HOURDE parvient à traverser les lignes Allemandes et toute la France avec son précieux chargement et remet à BREST les restes du Drapeau qui avait vécu BAZEILLES.
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