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Les troupes de Marine

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Une partie de la vie d'un militaire.

Comme il se trouve très rare que nous parlions de nos Militaires, je me vois maintenant en mesure de le faire après quelques années passées dans cette institution. Je sais comme beaucoup de personnes se disent que la vie de soldat n'est plus celle de nos ancêtres, que depuis quelques temps les tranchées ne se font plus avec une pelle et pioche.

Pour les personnes qui vont découvrir ce site il y a des termes en jargon militaire.

Nous avons le génie qui se trouve équipé de gros engins pour construire des routes et même donne un coup de main aux civils en détresse comme en cette période de pluie torrentielle et nous le remercions du fond du coeur.

Il y a ceux qui nous ont quittés et ceux que l'on ne veux pas oublier, comme le monde est fait de joie et de guerre nous les jeunes anciens nous pensons toujours à eux.

Le dernier grand Militaire qui viens de nous quitter se trouve être le GENERAL  BIGEARD, après une longue carrière dont je ne vous ferais pas l'éloge, car il y a trop de chose à raconter et plusieurs livres furent édités, je vous en laisse le choix de lecture.

Comme je vous le disais beaucoup de grands soldats sont partis pour notre belle France et nous pouvons les voir dans différents musées.

Exemple celui ci:

Voici le musée Militaire de ROSCOFF (29)

D'autres sont un peu partout en France et un près de chez vous ou dans un endroit proche de vos vacances, rendez leurs visites;

Il y a aussi celui de FREJUS (83) que j'ai visité et qui me rappelle beaucoup de choses dont j'ai entendu parler autour de moi et que j'ai pu regarder d'un oeil différent.

Pour ma part je vais vous en dire un peu plus, voici son entrée;

IL se trouve route de Bagnols à Fréjus. 83 608 

 

Musée des troupes de Marine crée en 1979

Voici quelques photos de l'intérieur du musée


Comme vous le constatez il y a vraiment de belles choses à voir.

Beaucoup de souvenirs pour les plus âgés et beaucoup de questions pour les plus jeunes.

Pour moi la vie, dans ma ville de naissance ne c'est pas arrêtée que pour le tissage et la dentelle, je voulais voir du pays et surtout faire de grand voyage sur d'autres continents;

Pris part le désir de faire des voyages et n'ayant pas réussi le contrôle pour devenir gendarme, je me suis rendu dans une caserne du Nord (LILLE)et je me suis engagé; cela ma permis de voir Fréjus de long en large.J'ai connu les deux camps qui existaient "Le camp Robert et Le cocq) celui même ou mon apprentissage de militaire commença. Voici deux photos de l'ancien camp Le cocq. CI 7 eme  RIMa

Ces bâtiments étaient là en 1965, mais de ce jour tout a bien été modernisé. Changement d'époque et un grand bouleversement pour les  personnes qui ont vécus entre ces murs. Je me souviens d'avoir passé mon permis de conduire voiture et camion, ensuite la période du pilotage de char Chaffée M 24.

Un camarade qui a effectué son temps en même temps que moi: S'appel : HENRI BORDES

Ainsi que le séjour entre la montagne de Carpiagne à côté de Cassis et les Calanques  ( d'en-vau)

photo de nos jour

Cela nous était donné de faire des manoeuvres  aux alentours de Fréjus dans les pinèdes,

voici une photo de se temps là en 1968

Pendant cette période j'ai eu la chance avec mon permis de faire en jeep la découverte de la côte d'Azur, le plateau du Larzac . de voir le camp de Canjuers, pour exercices avant de partir pour Carpiagne et finir les cours de pilotage de char et de finir mes classes.

Après quelques mois dans le sud, mon départ pour l'Afrique était annoncé et j'ai vu que le Niger était ma destination. Pour moi une nouvelle aventure commençait. Quitter le sol de la France pour voir un autre pays d'autres personnes, une autre civilisation et un autre mode de vie voila ce que j'attendais.

Embarquement de Paris avec d'autres camarades du régiment, nous allons faire la découverte de ce coin de chaleur très différent de notre pays, à notre atterrissage dans la périphérie de Niamey (NIGER) tous avons eu notre première impression, et celle-ci fut une odeur de paille sèche entremêlée de sable et de buissons.

 Nous étions en Afrique. 

Affecté au 42 eme  EBIMa du 4eme RIAOM

 

Carte du Niger

Le musée national de Niamey et quelques animaux .

Ce sont des Photos prisent par moi même ainsi que toutes celles que vous voyez.

Cela nous changeait du sud de la France car notre tenue était un short et une chemisette légère gao ainsi que des pataugas, notre découverte fut le foyer après le rapport de midi juste avant le repas.

Nous avons trouvé que la chaleur n'était pas la même que sur la côte et qu'il faut boire plus d'eau pour éviter d'être déshydraté:

Une nouvelle chose venait pour nous, la sieste après le repas car la chaleur était trop forte pour nous travailler, il ne faut pas oublier les corvées habituelles pour notre bien être et celui de nos camarades.

voici le bâtiment des chambres et douches et deux compagnons qui étaient venus nous rendre visite et sont restés au camp. 

Vers les 16 heures nous reprenions les activités du matin , la mise en état des véhicules jeeps, camions et engins blindés pour êtres prêts si nous devions sortir en urgence. Pendant cette période j'ai reçu le grade de caporal le 1/01/1967 et quelques avantages supplémentaires et d'autres services.  

Comme vous le voyez les photos du dessus vous montre une mise en route pour manoeuvre, une mise en terre pour explosion de munitions et un ravitaillement sur aéroport de Niamey.

Sur une période d'un mois nous sommes partis avec des camarades pour Abidjan (côte d'ivoire), notre séjour constituait de remettre des véhicules en état de fonctionnement pour une longue période en brousse, il fallait pour cela avoir du bon matériel et éviter la panne. 

Voici un petit tableau fait par un peintre à Niamey

Pendant notre temps libre, avec un camarade nous avons été voir le petit port qui se trouve à la sortie du camp et avons profité pour prendre quelques photos sur un bateau après autorisation du marinier, nous sommes aussi montés sur le haut du petit phare juste à côté et voir le village en contre bas.

Voici les photos

Maintenant voici la poste d'Abidjan en 1967, ayant eu le temps libre je suis allé jusqu'à l'hôtel Ivoire et cela ma permis de voir les deux défenses d'éléphant qui se trouve à l'entrée, pour cela je ne peux vous les faire voir.

Sans oublier les pistes de bowlings, il ne faut pas oublier de voir le marché très typique avec une multitude de couleurs et d'odeurs.

Après notre séjour, le retour vers notre camp de base Niamey nous avons pu raconter toutes les choses qui nous étaient arrivées et nous nous demandions si un jour il sera possible d'y retourner.Avec un avion Nord atlas, avion pour parachutistes et de marchandises  qui nous laisse un souvenir de bruit insupportable et de vibration. Au passage du Burkina-Faso ( anciennement Haute-Volta), nous avons fait une halte sur l'aéroport de Ouagadougou car un vol d'oiseaux c'est pris dans les moteurs et sur les ailes ou ils ont laissé quelques traces de leur choc.

Pendant que les pilotes contrôlaient les dégâts nous avions voulu voir à l'extérieur de l'aéroport ce qu'il se passait, il nous a été interdit de passer car nous étions en armes, le personnel a pensé que nous voulions faire un coup d'état mais bien loin de cela, pour le respect de ces personnes nous sommes retournés vers l'avion. Après un sévère contrôle nous avons pu reprendre le vol vers le Niger.

Il y a une anecdote que j'ai vécu et qui me laisse un bon souvenir, cela se passe pour la fête de Bazeilles ou un certain nombre de militaires se trouve invités à l'ambassade de France pour un punch dans le jardin, comme j'avais une connaissance parmi les invités je fus convier par M l'ambassadeur à venir chez lui pour finir la soirée avec autorisation de mon supérieur cela était en 1967.

Quand il y avait des manoeuvres je me trouvais souvent chauffeur de camion, il nous fallait charger le matériel et laisser de la place pour mes camarades assis car la route pouvait être très longue. Je me souviens d'avoir piloté une AML Ferret (auto mitrailleuse légère) en début de nuit pour nous habituer de rouler avec les blackout, (des petites veilleuses).

photo 1 AML  photo 2

ces photos vous montre un contrôle dans le désert, toujours dans la bonne humeur et le respect des gens de la brousse et le tout sur une période de deux années. 

Après cette première expérience nous revenons dans notre France si chère à notre coeur et y prendre un repos d'un mois , cela nous donne à réfléchir pour voir si nous allons continuer ou rester chez nos parents. Pour ma part au bout de trois semaines, j'ai pris ma décision de repartir et encore pour un séjour de trois ans, retour vers Fréjus et cette fois ci je découvre les nouveaux bâtiments et je suis dirigé vers celui qui se trouve juste en face du réfectoire;

Je retrouve les véhicules que j'avais vu avant mon séjour au Niger.Après trois années on se prend pour un ancien au vu de jeunes recrues, j'ai pu donner quelques conseils de pilotage de char et aider des futurs sous officiers dans leurs examens comme pilote. Nous avons eu une revue d'armement sur char et pour cela celui-ci devait être mis en état de propreté comme s'il était neuf cela nous pris deux jours pour cette revue et au bout un compliment de nos supérieurs.

J'attendais  avec impatience de pouvoir repartir outre-mer et ce jour arriva et mon départ était pour le territoire des Afars et Issas ( Djibouti) pour une durée de vingt et un mois

Affecté au 57 eme RIAOM du 61 eme EBIMA

 

Nouvelle étape et nouvelles découvertes, une vue prise aux arcades centre ville pour ceux qui connaissent , une autre à la plage ou nous passions de bons moments.

Comme pour le premier séjour après nos affectations, le travail commença pour tout le monde, je fus affecté au peloton PHR comme chauffeur ainsi que d'autres taches, comme faire la cuisine en brousse.

Me voici à Tadjoura le 13/06/69. Il y eu d'autres sorties plus agréables comme monter dans un boutre (bateau de pêcheur) pour se rendre aux iles de Moucha et Maskali, cela donne envie d'y faire un voyage et profiter du soleil et des iles de rêves.

En plus de nos sorties en mer il y avait aussi les fêtes, ou nous participions comme celle de Bazeille la fête des Troupes de Marine, nous nous préparions deux semaines à l'avance et cela durait deux jours. Pour vous donner l'envie d'en voir une voici quelques photos.

Comme vous le constatez, il y a de bons moments et il n'y a pas que dans notre arme que cela existe. 

Comme je vous le disais il y a toujours une surprise comme de voir l'arrivée de char par bateau et qu'il a fallu décharger et transporter au camp.

Sur le bateau

 

 

 

En dessous une grue flottante

Voici la grue flottante avec char AMX 13

Un char AMX 30

Après tout les évènements de deux ans environs le retour vers notre mère patrie fut une joie mais au moment de partir mon départ a été retardé , le décès du Général Charles De Gaule a donné la priorité aux hautes autorités sur moi et il m'a fallut rester quelques jours de plus, cela est un autre chapitre de ma vie.

 

"Au nom de Dieu, vive la Coloniale".

A la suite  d'un contact, un ami m'a donné une série de photos et cartes postales de GUYANE de l'année 1970, il me donne l'autorisation de les mettre sur le site, elles se trouvent dans l'album photos et en bas de la page d'accueil. 

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Commentaires (2)

1. ROSSIN Francois 14/11/2011

Merci pour le sujet tres bien fait suis un ancien du 7eme 4eme compagnie de fevrier 1969 a mars 1970 avec entre temps passage a Chateauroux au CISM puis embarquement pour Noumea ou j'ai fini l'armée

2. DANIEL 25/02/2011

tres beau souvenir !!! un ancien du 7e RIMA et 1er RIMA (periode 1968/71..........marsoin !!!!

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