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RETROSPECTIVE DE BIGEARD

 

 

 

RETROSPECTIVE DU GENERAL BIGERAD

Ces documents ne sont pas de mon imagination.

Rappel de mémoire,

 En mémoire de notre grand homme et militaire de carrière, notre général Bigeard dit (Bruno) né le 14 février 1916 en Meurthe et Moselle 54 en la ville de TOUL. Né de Marie-Sophie (née Ponsot) 1880-1964 et de Charles Bigerad 1880-1948, aiguilleur à la compagnie des chemins de fer de l'Est (est une administration d'Etat, (ou l'Administration des chemins des fer d'Alsace-Lorraine) qui change de nom en 1937 et devient la S N C F.

 Après un début dans le civil comme employé dans une banque, il effectue son service militaire en bon citoyen. Incorporé en septembre 1936 à Hagueneau au 23e régiment d'Infanterie de Forteresse, il termine caporal-chef en 1938. De retour à la vie civile ou il ne reste que six mois, il est rappelé et promu au grade de sergent. Le voici affecté au 79e régiment d'infanterie de forteresse, dans le sous-secteur fortifié de Hoffen de la ligne Maginot.

                                                             

Volontaire pour le corps francs, il prend la tête d'un groupe de combat à Trimbach en Alsace, prend le grade de sergent-chef puis celui d'adjudant à l'age de 24 ans.

En 1940 le 25 juin il est fait prisonnier et passe 18 mois en captivité au Stalag 12A à Limbourg en Allemagne. Après trois tentatives, le 11 novembre 1941 il parvient à s'évader et rejoint la zone libre. 

                                                                               

 

 Insigne du 23e RIF                                            Insigne du 79e RIF                              Insigne du 23e RIC    

Il devient volontaire pour l'AOF (Afrique-Occidentale-Française) était une fédération groupant entre 1895 à 1958, huit colonies Françaises d'Afrique de l'Ouest. Affecté en février 1942 au camp de Bandia près de Thiès au Sénégal, dans un régiment de tirailleurs Sénégalais. Nommé Sous-Lieutenant en octobre 1943, il est dirigé avec son régiment sur Meknès au Maroc.

Il se voit recruté comme parachutiste dans l'armée française de libération, doit éffectuer une formation avec les commandos britanniques, au club des Pins près d'Alger. Affecté avec un grade fictif de chef de bataillon à la Direction générale des services spéciaux (officier Jedburgh) (Jedburgh est une opération menée par les forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale, qui avait pour objectif de coordonner l'action des Maquis avec les plans généraux du Suprème Headquarters Allied Expeditionary et d'équiper les résistants).

Au début de l'année 1945, Bigeard crée puis dirige pendant un semestre l'école régionale des cadres du (PYLA) près de bordeaux

                                                            

 destiné à former des officiers issus des forces françaises de l'intérieur. Décoré de la légion d'Honneur et de  Distinguished Service Order britannique pour ces actions en Arriège, Bigeard est nommé capitaine en juin 1945.

Au milieu de l'année 1945, le capitaine Bigeard est en charge du commandement de la 6e compagnie du 23e régiment d'infanterie coloniale à Villingen en Allemagne. Le régiment débarque à Saïgon le 25 octobre 1945 jusqu'en mars 1946 aux opérations en Cochinchine.

C'est à cette époque que l'on commence à lui donner le surmon de BRUNO qui est son indicatif radio.

Le 8 mars 1946, un détachement de la 2e DB et un de la 9e DIC, dont fait partie le 23e RIC débarquent à Haiphong au Tonkin. Il quittera l'Indochine le 17 septembre 1947 et atterrira à Orly.

Volontaire pour un second séjour en Indochine, Bigeard est affecté le 1er fevrier 1948 au 3e Bataillon colonial de commandos parachutistes, sous les ordres du commandant Ayrolles, à Saint Brieuc et prend le commandement du groupement de commandos parachutistes N° 2. Quand le 3e para débarque à Saïgon en novembre 1948, il parvient à faire détacher son groupement au détachement Amarante du commandant Romain-Desfossé à  Haiphong. 

Bigeard est muté à Haiphong et prend le 5 avril 1950 le commandement du bataillon de marche indochinois qui reçoit, en août, le drapeau du 1er régiment de tirailleur Tonkinois décoré de la croix de guerre avec palme. Le 12 novembre 1950, il embarque à Saïgon sur le paquebot La Marseillaise et quitte une nouvelle fois l'Indochine.

 Au printemps 1951, Bigeard est affecté à Vannes à la demi brigade coloniale du Colonel Gilles et se voit confié le bataillon de passage. En septembre 1951, il obtient le commandement de 6e Bataillon de parachutistes coloniaux à saint-Brieuc, il a le grade de Chef de bataillon en janvier 1952.

Le 28 juillet 1952, Bigeard, à la tête du 6e BPC, débarque à Haiphong pour la troisième fois  et prend ses quartiers à Hanoi.Le 16 octobre 1952, le bataillon est parachuté sur Tu Lê et affronte durant huit jours les régiments des divisions Viet Minh 308 et 312. L'unité se distingue à nouveau lors de l'opération Hirondelle sur Lang Son le 17 juillet 1953 et lors de l'opération Castor sur Dien Bien Phu le 20 novembre 1953. parachuté le 16 mars 1954, alors que le sort de la bataille de Dien Ben PHU est scellé, le commandant Bigeard est nommé Lieutenant-colonel lors des combats et devient l'un des héros de la cuvette en combattant avec son bataillon sur les points d'appuis Eliane 1 et 2, mais surtout en co-dirigeant les troupes d'intervention du camp retranché avec le colonel Langlais.

 Le 25 octobre 1955, Bigeard prend le commandement du 3e BPC dans la région de Constantine (Algérie). Le 21 février 1956, le bataillon devenu entre temps le 3e RPC, réalise la première opération Héliportée de l'histoire lors de l'opération 744 en Kabylie. Le 16juin 1956 il est bléssé d'une balle au thorax, rapatrié en métropole, il est décoré le 14juillet 1956 par le président Coty et reçoit le plaque de grand officier de la légion d'honneur. De retour en Algérie, il échappe à un attentat et est blessé de deux balles dans l'humérus et une dans le foie.

Nommé colonel au début de l"année 1958, il quitte l'Algérie le 1er avril et rejoint Paris ou Chaban-Delmas, ministre des Armées, lui demande de créer un centre d'instruction des cadres qui voit le jour fin 1958, mais dans une interview à Paris-presse, il confie ses états d'âmes à Jean Lartéguy ce qui lui vaut le courroux de général Salan et son retour en métropole.

Après quatre mois passés à Toul, Bigeard repart pour l'Algérie et prend le commandement du secteur de Saida en Oranie le 25 janvier 1959. Il a sous ses ordres environs 5 000 hommes répartis dans le 8e RIM, le 14e BTA, le 23e RSM, un groupe de DCA, un régiment d'artillerie, deux groupes mobiles de supplétifs, quelques avions de reconnaissance et deux hélicoptères.

Suite à une rencontre avec De Gaulle le 27 août 1959, il se voit confier le 1er decembre le commandement du secteur Ain-Sefra, soit un effectif de 15 000 hommes.

                                                                                

 

                                                                             Grand-Croix de la Légion d'honneur

Croix de Guerre 1939-1945 Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs
                                                                             Croix de la Valeur Militaire Medaille de la Resistance Medaille d'Outre-Mer
                                                                             Medaille commemorative de la Guerre 1939-1945 Medaille commemorative de la Campagne d'Indochine Medaille commemorative des Operations de securite et de Maintien de l'ordre
                                                                              Médaille des blessés Distinguished service order Commandeur de l'Ordre du Dragon d'Annam
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 De Juillet 1960 à Janvier 1963, il prend le commandement du 6e RIAOM à Bouar en république centrafricaine. Après un bref passage à l'école supérieure de guerre de juin 1963 à juin 1964, prend le commandement de la 25e brigade parachutiste à PAU le 31 août 1964, puis celui de la 20e brigade parachutiste à Toulouse. Il accède au grade de Général de brigade en Juillet 1966. 

Après une entrevue avec le général De Gaulle, il est nommé au poste de commandant terrestre au Sénégal et rejoint Dakar le 5 février 1968. En juillet 1968, Bigeard retrouve Paris et est affecté pendant dix mois à l'état-major de Cémat. Le 7 août il prend le commandement des forces françaises présentes dans l'océan Indien à Tananarive et obtient le 1er décembre 1971 sa troisième étoile . Suite aux manifestations qui secouèrent Madagascar en mai 1972 et qui conduisirent au départ de son président Philibert Tsiranana et à son remplacement par le général Gabriel Ramanantsoa, il quitte Madagascar le 31 juillet 1973 avec des forces françaises du secteur.

A son retour en France, il devient de septembre 1973 à février 1974 le deuxième  adjoint de gouverneur de Paris. Promu général de corps d'armée le 1er mars 1974, il prend le commandement de la 4e Région militaire à Bordeaux, sois 40 000 hommes dont  10 000 parachutistes.

Convoqué à l'Elysée, il rencontre le 30 janvier 1975 le président Valéry Giscard d'Estaing qui lui propose le poste de secrétaire d'Etat à la défense rattaché au ministre Yvon Bourges. Il occupe ce poste de février 1975 à août 1976 date à laquelle il remet sa démission 

Après une courte retraite à Toul et à la suite du décés accidentel de la canditate UDF, il se présente aux élections et devient député de Meurthe et Moselle de 1978 à 1981. Durant cette première législative il occupera également la fonction de président de la commission de défense. Il est réélu au premier tour en juin 1981 puis en 1986. En 1988, à la suite de la dissolution de l"assemblée, il est finalement battu par le canditat socialiste de 411 voix.

Il se retire ensuite dans sa maison de Toul, dans laquelle il écrit des livres sur sa carrière de militaire et propose ses réfflexions sur l'évolution de la france.

Quelques temps avant sa mort, il déclare : (( JE SUIS LE DERNIER DES CONS GLORIEUX.)) Il meurt à sa maison de Toul le 18 juin 2010. Ses funérailles ont lieu en la cathédrale de TOUL le 21 juin.

                                                              Fichier:Marcel Bigeard img 3546.jpg                

 Bigeard a souvent manifesté son admiration et sa sympathie pour l'adversaire qui se bat bien; Depuis toujours, il a su distinguer le bon professionnel et ne lui a jamais ménagé son estime. On l'a vu en Indochine , et notamment à Dien Ben Phu, décerner des brevets de mérite aux Viets, on le verra en Algérie. Il est a noter que dans  son livre de souvenir. Pour une parcelle de Gloire, il cite longuement, nommement ceux qui ont montré de réelles qualités de soldat: Vaillance, courage, rapidité de manoeuvre.

  

<< Nous avons rencontré là un adversaire qui, surpris dans une sévère embuscade, réagir vite et courageusement.

Il s'est même révélé capable après, quante-huit heures d'isolement, de faire payer chèrement sa peau.

On comprend qu'un tel groupement, commandé par de tels chefs, n'ait jusqu'ici remporté que des victoires.

 

Officier général francais 4 etoiles.svgMarcel Bigeard
Marcel Bigeard img 3546.jpg
Surnom Bruno
Naissance 14 février 1916
Toul, France
Décès 18 juin 2010 (à 94 ans)
Toul, France
Origine Drapeau : France France
Allégeance France Armée française
Arme Infanterie de marine (parachutiste)
Grade 1974 : Général de corps d'armée
1966 : Général de brigade
1936 : 2e classe
Années de service 1936 - 1976
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Commandement 3e BT
BMI
6e BPC
3e RPC
Secteur d'Ain-Sefra
6e RIAOM
25e BP
20e BP
Forces de l'océan Indien
4e RM
Faits d'armes Bataille de Diên Biên Phu
Bataille d'Alger
Combat de Tu Lê
Distinctions Grand-croix de la Légion d’honneur
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des TOE
Croix de la Valeur militaire
Médaille de la Résistance
Autres fonctions Secrétaire d'État à la Défense nationale
Député

 

 

 

 

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